
Aux États-Unis, pour beaucoup de gens, le conflit israélo-palestinien, c'est le combat du Bien contre le Mal.
« Achevez-les », mots écrits sur un obus israélien – Nikky Haley, ex-ambassadrice auprès de l'ONU
« Je vais vous le dire en face : adieu la Palestine » – Chuck Fleischmann, Chambre des représentants
« Quand ce sera fini, Gaza ressemblera à Tokyo et Berlin à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et si ce n'est pas le cas, c'est qu'lsraël a commis une erreur » – Lindsey Graham, Sénat
« Je pense que nous devrions tous les tuer » – Andy Ogles, Chambre des représentants
« Ce devrait être comme Nagasaki et Hiroshima » – Tim Walberg, Chambre des représentants
Ce climat de haine envers la population de la Palestine va jusqu'au faîte de l'Etat. En septembre 2023, le Président Biden déclare qu'il a vu des photographies « authentifiées » (dit-il) de bébés israéliens décapités par des miliciens du Hamas. Il ment: ces photos n'existent pas, et les crimes en question n'ont jamais eu lieu.
Dans ces conditions, ce qui paraît sûr, c'est que le chemin vers la paix va rester un vœu pieux tant que les États-Unis ne seront pas écartés des pourparlers. Est-ce que cela pourra se faire, c'est évidemment une autre question.
Pierre Jaquet est politologue et historien. Il se concentre principalement sur le droit international public et la politique étrangère des États-Unis.