Jaquet, États-Unis, une politique étrangère criminelle

États-Unis, une politique étrangère criminelle

Quatre siècles et demi de guerres ininterrompues

Si on se fonde sur les documents secrets dé­classifiés de la Maison-Blanche, de la CIA et du Pentagone, l'histoire de la politique étran­gère des États-Unis se révèle sous un jour tout autre que celui que Wash­ington veut nous montrer.

Par exemple, les bombes atomiques sur les villes d'Hiroshima et Nagasaki sont dépeintes comme les leviers qui ont permis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, mais ce n'est l'avis d'au­cun des neuf généraux et amiraux cinq étoiles qui con­duisent la guerre. Selon le futur président Eisen­hower, « les Ja­ponais étaient prêts à se rendre et il n'était pas nécessaire de les frapper avec cette chose horrible ». Quant à l'amiral Halsey et au gé­néral Clarke, ils parlent d'une « ex­périence » et d'un « jouet » qu'il fallait essayer.

Leur opinion se trouve appuyée par le fait que l'ordre d'annihiler les deux cités a été donné avant de transmettre l'ultimatum des Alliés à l'em­pereur. du Japon. On le sait grâce à un document secret rendu public en 2020.

Toute l'histoire de la politique étrangère des États-Unis dans le Sud global se présente comme une succession d'actes de vio­lence. Ils sont dé­guisés en exportation de « valeurs », mais qui peut imaginer George Bush se dire : nous allons apporter la démo­cratie à l'Irak en lui faisant la guerre et en tuant 600 000 personnes ?

« L'Occident a vaincu le monde non parce que ses idées, ses valeurs, sa religion étaient supé­rieures (rares ont été les membres d'autres ci­vilisations à se convertir), mais plutôt par sa supériorité à utiliser la violence orga­nisée. Les Occidentaux l'oublient souvent, mais les non-Occiden­taux jamais. »

Samuel Huntington, membre du Na­tional Security Council

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